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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Buju Banton célèbre l'héritage des sound systems avec King Addies et « Worries In Di Dance Hall »

Avant les algorithmes et les playlists calibrées, c'étaient les sound systems qui faisaient la loi dans les rues de Kingston. Dubplates exclusifs, mixs ciselés, selectors devenus légendes : cette mémoire vivante refait surface avec la rencontre entre Buju Banton et le sound system King Addies, le temps d'un mix événement.

Un mix hommage avant un album

Diffusé en exclusivité sur Apple Music, « King Addies Presents – Worries In Di Dance Hall, Vol. 1 » précède de quelques jours la sortie de Too Too Bad, treizième album studio de Buju Banton, attendu le vendredi 17 juillet chez VP Records. Le projet ne se contente pas d'accompagner la promotion du disque : il rend hommage à l'une des institutions sound system les plus respectées de l'île, et à une culture qui a largement contribué à faire voyager le reggae et le dancehall hors de Jamaïque.

Le mix a été sélectionné et assemblé par King Pin Addies, selector de quatrième génération au sein de King Addies. Il y entrelace des décennies de dubplates exclusifs de Buju Banton puisés dans les archives du sound system, ses titres les plus marquants, et des extraits du futur album. Lancé le 10 juillet, il s'est hissé en quelques jours à la 7e place du classement reggae d'Apple Music.

Une affirmation identitaire plus qu'un choix marketing

Pour Buju Banton, associer une mixtape sound system à la sortie de Too Too Bad relève moins d'une stratégie promotionnelle que d'un acte de fidélité. « Les sound systems dancehall sont le cœur battant des ghettos, dont je suis issu, a-t-il déclaré. Par conséquent, en tant qu'ambassadeur, il est de mon devoir de plaider leur cause à l'échelle mondiale. C'était essentiel pour le lancement de mon album. »

L'artiste, lauréat d'un Grammy Award, renoue ainsi publiquement avec le terreau culturel qui a forgé sa carrière, tout en cherchant à transmettre cette mémoire à une génération d'auditeurs qui n'a pas connu l'âge d'or des sound clashes.

King Addies, une institution à plusieurs générations

Réputé pour son catalogue de dubplates inégalé, ses clashes mémorables et son attachement à une culture dancehall sans concession, King Addies occupe depuis des décennies une place à part dans l'histoire mondiale des sound systems. Sa fondatrice, Fada Eton, inscrit cette collaboration dans un registre autant amical que patrimonial : « Buju est devenu un frère pour nous tous, tout en s'imposant comme une figure emblématique du reggae-dancehall sur plusieurs générations et une légende prolifique. C'est un plaisir de l'entendre renouer avec ses racines avec ce nouvel album. C'est également un honneur et une joie de célébrer son talent et l'héritage de King Addies dans ce mix. »