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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Cinquante migrants portés disparus au large de Tobrouk

Une embarcation en bois transportant une soixantaine de personnes a chaviré mardi en Méditerranée, au large de la côte est de la Libye. Dix survivants ont été secourus près de l'île d'El-Bardaa ; au moins cinquante migrants, parmi lesquels des femmes et des enfants, restent portés disparus.

Le naufrage s'est produit à environ 70 kilomètres à l'ouest de Tobrouk, non loin de la frontière égyptienne. Selon deux sources sécuritaires citées par Reuters, l'embarcation avait appareillé tôt le matin avec une soixantaine de migrants originaires de différents pays d'Afrique subsaharienne à son bord. Seuls dix d'entre eux ont pu être secourus.

Une route migratoire toujours plus meurtrière

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye s'est imposée comme un point de passage central pour les migrants fuyant conflits et pauvreté en direction de l'Europe, au prix de traversées désertiques puis maritimes particulièrement dangereuses. Ce nouveau drame s'ajoute à une liste déjà longue le long des côtes libyennes.

Un système d'exploitation qui perdure

Ces naufrages à répétition s'inscrivent dans un contexte plus large de traite d'êtres humains bien documenté en Libye. Un rapport publié en février 2026 par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et la Mission d'appui des Nations unies en Libye décrit un système d'exploitation profondément enraciné, où des réseaux criminels, parfois liés aux autorités libyennes, enlèvent, détiennent et exploitent les migrants. La MANUL et le HCDH font état d'informations préoccupantes sur la vente d'êtres humains assimilable à de l'esclavage, notamment depuis des centres situés à Sabha et à Al-Zawiya — des marchés où des migrants sont vendus au plus offrant, pratique révélée au grand jour dès 2017 par un reportage de CNN et jamais réellement démantelée depuis. Torture, violences sexuelles, travail forcé et extorsion complètent ce tableau, dans un pays que les agences onusiennes considèrent toujours comme dangereux pour le débarquement de migrants.

La veille du naufrage, les équipes de secours de Tobrouk avaient récupéré quatre corps de migrants et porté secours à 24 personnes dont l'embarcation avait dérivé pendant deux semaines dans les eaux libyennes. Une source sécuritaire a précisé que ce bateau transportait 28 migrants soumis à des conditions humanitaires extrêmement difficiles à bord d'une embarcation délabrée, quatre d'entre eux étant morts des suites de cette traversée. Les survivants ont depuis été transférés vers un hôpital local pour y recevoir des soins.

En juin déjà, les autorités de Tobrouk avaient récupéré une vingtaine de corps de migrants après le naufrage d'une autre embarcation près de la ville — un rappel de la récurrence tragique de ces drames sur cette portion de la Méditerranée.