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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Kenya : le cannabis rasta reste hors-la-loi


Un tribunal kényan a rejeté mercredi la demande d'un groupe rastafari réclamant le droit de fumer du cannabis à des fins religieuses, tout en appelant à ouvrir le débat sur l'avenir de la réglementation de la plante.

Au Kenya, la communauté rastafari revendique depuis longtemps un usage sacramentel de l'herbe, pilier de sa pratique spirituelle. Elle avait saisi la justice pour obtenir une exemption aux lois antidrogues, invoquant la liberté de culte. Mercredi, le tribunal a débouté les plaignants sur l'ensemble de leurs demandes, estimant qu'ils n'avaient pas démontré en quoi la législation en vigueur portait concrètement atteinte à leurs libertés religieuses.

Une loi de 1994 toujours en vigueur

Le texte qui encadre la possession de cannabis au Kenya date de 1994. Il prévoit jusqu'à dix ans d'emprisonnement et une lourde amende pour quiconque en détient, sans distinction d'usage. Les rastafaris dénoncent depuis des années un texte qu'ils accusent d'être instrumentalisé par les forces de l'ordre, qui s'en serviraient comme prétexte récurrent pour les harceler, notamment lors de contrôles ciblant leur apparence ou leur appartenance communautaire.

Si le juge a fermé la porte à une exemption religieuse, il n'a pas balayé la question d'un revers de main. Il a appelé à l'ouverture d'une réflexion nationale sur la réglementation du cannabis, pointant son usage récréatif déjà largement répandu dans le pays — un aveu implicite du décalage entre la loi et les pratiques réelles.

Le rastafarisme en progression

Au-delà du contentieux judiciaire, l'affaire éclaire une dynamique plus large : le rastafarisme, porté par ses valeurs de mysticisme, de panafricanisme et de végétarisme, semble gagner du terrain au Kenya, en particulier chez les jeunes générations. Une progression qui pourrait, à terme, peser davantage sur le débat public que n'importe quelle décision de justice.