À LA UNE

Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Le retour de Morgan Heritage : premier single depuis la disparition de Peetah Morgan

Le groupe jamaïcain, lauréat d'un Grammy Award, dévoile Come Feel The Love, sa première sortie musicale depuis le décès de son membre fondateur. Plus qu'un titre, une manière pour la famille Morgan de tourner une page tout en honorant l'héritage de leur frère disparu.

Pour Morgan Heritage, ce nouveau single est plus qu'un simple enregistrement. Sorti le 10 juillet chez Ghetto Youths International, Come Feel The Love marque la première sortie musicale du groupe depuis la disparition de Peetah Morgan, et ouvre ainsi un nouveau chapitre pour l'un des collectifs reggae les plus reconnus de sa génération. Plutôt que de s'attarder sur le deuil, la chanson s'inscrit dans la continuité des valeurs qui portent le groupe depuis toujours, avec l'espoir qu'elle honore la mémoire et l'héritage du frère disparu.

« Sa présence s'est fait sentir »

Papy Morgan décrit l'enregistrement du titre comme l'un des moments les plus intenses vécus en famille : la première session studio sans Peetah à leurs côtés. Une absence douloureuse, dit-il, mais traversée par un sentiment de présence continue, comme un encouragement à avancer avec amour, foi et détermination. Il voit dans Come Feel The Love un miroir de l'héritage du groupe — un hommage aux origines familiales autant qu'un pas vers l'avenir, dans la continuité de ce que leurs pères leur ont transmis.

Le titre a été écrit et produit par Stephen Marley, artiste et producteur neuf fois récompensé aux Grammy Awards. Le morceau se veut à la fois une déclaration d'amour à la Jamaïque et le reflet de la résilience d'une famille qui choisit d'honorer son passé sans renoncer à regarder devant elle. Le groupe aborde cette nouvelle étape avec le même socle qui structure sa musique depuis plus de trente ans : l'amour, l'unité, la foi et la fierté culturelle.

Deux lignées, une même mission

Pour Gramps Morgan, ce single dépasse le seul cadre du groupe : il célèbre à la fois l'héritage de leur père, Denroy Morgan, et celui de Bob Marley, et illustre ce que peut produire la rencontre entre ces deux familles de musiciens. Il évoque une collaboration de longue date avec Stephen Marley, portée selon lui par un amour sincère, un respect mutuel et une mission commune : élever les cœurs par la musique. Il y voit aussi une manière de rendre à la Jamaïque ce qu'elle leur a donné — identité, musique, culture, raison d'être — en invitant le monde entier à ressentir cette même chaleur.

Mojo Morgan complète ce propos en élargissant la portée du message au-delà des frontières jamaïcaines : le reggae, rappelle-t-il, a toujours eu cette capacité à relier les cultures et les générations entre elles. Selon lui, Come Feel The Love rappelle que la plus grande richesse de la Jamaïque ne réside pas seulement dans sa beauté, mais dans l'amour, l'unité et l'énergie positive que l'on ressent dès qu'on y pose le pied.

Un clip tourné entre Negril et Lovers' Leap

Ce message prend forme visuelle dans le clip officiel, produit par Filmaica et réalisé par Fernando Hevia. Intégralement tourné en Jamaïque, le clip met en valeur plusieurs paysages emblématiques de l'île, dont Negril et le célèbre Lovers' Leap, à St Elizabeth — des lieux directement évoqués dans les paroles et étroitement liés à l'hommage que la chanson rend au pays.