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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Madagascar : des présumés ravisseurs d'enfants face à la vindicte populaire


Depuis plusieurs semaines, les enlèvements, voire les meurtres, d'enfants et d'adolescents se multiplient à Madagascar et plus particulièrement dans la capitale et ses faubourgs. Le 8 juillet 2026, le président de la République de la Refondation, Michaël Randrianirina, évoquait au moins 90 plaintes enregistrées depuis la fin du mois de juin et faisait état de 43 morts et 47 disparus. 
Cette déclaration officielle du chef de l'État est à l'origine des nombreux actes de violence répertoriés ces derniers jours à l'encontre de présumés ravisseurs. Cette prise de parole a confirmé la rumeur qui circulait depuis des semaines dans les rues de la capitale. Depuis, les forces de l'ordre interviennent régulièrement pour appréhender de potentiels suspects pris à partie par la foule.

Une foule en colère

Le samedi 4 juillet, dans le quatrième arrondissement d'Antananarivo, une femme est poursuivie par une foule en colère. Dans l'après-midi, elle aurait tenté d'enlever des fillettes de 5 et 11 ans. Elle aurait demandé à la plus grande des deux enfants de lui acheter du tamarin. Pour éviter qu'elle disparaisse avec ses 200 ariary, elle avait gardé à ses côtés sa jeune sœur.

Celle-ci s'étant mise à pleurer, elle a été appréhendée par une foule en colère et amenée au poste de police. Dans la soirée, la foule réclamant la mort de la suspecte, les policiers l'ont transférée au commissariat central.

Dans le même quartier, en début de nuit du 4 juillet, un homme s'est introduit dans une case pour enlever une fillette âgée de 6 ans. L'individu tentait de s'en aller avec l'enfant dans ses bras quand une foule l'a pris en chasse. Passé à tabac, il ne doit sa survie qu'à l'intervention des policiers, écrit L'Express de Madagascar. Il a été admis aux urgences dans un état sérieux. Il sera entendu dès sa sortie de l'hôpital.

La vindicte populaire

Avant les tribunaux, le code de procédure pénale et les prisons, la vindicte populaire était de mise. C'était une réponse violente à un crime supposé. Cette sentence était appliquée, sans jugement, ni preuve. Cette "tradition" demeure ancrée dans les esprits. D'où des tentatives de lynchages qui ont avorté grâce à l'intervention des forces de l'ordre.

Le 4 juillet, toujours dans la capitale, six suspects (3 femmes et 3 hommes) ont échappé de peu à un tabassage en règle. Une foule armée de bâtons les rouait de coups quand les policiers sont intervenus. Ils auraient tenté d'enlever deux jeunes enfants. Les forces de l'ordre ont saisi une arme à feu, des seringues et des flacons de produits en cours d'analyse. Deux des hommes arrêtés ont été placés en détention. Une personne souffrant de troubles psychiatriques a été remise en liberté. Des enquêtes continuent concernant les trois autres suspects.

À Tsimbazaza, un village situé au Sud d'Antananarivo, lundi 6 juillet 2026, une femme s'introduit dans une maison et tente de partir avec un bébé dans les bras. Selon les personnes présentes, elle aurait feint de ne pas être en pleine possession de ses esprits. Des personnes demandaient qu'elle soit brûlée vive quand les militaires sont arrivés pour l'emmener.

Une femme lynchée décède

Vendredi 10 juillet 2026 à Anosimasina Itaosy, un quartier de l'Ouest de la capitale, un homme de 33 ans a échappé d'une mort certaine sans l'arrivée rapide des forces de l'ordre. Le trentenaire, qui souffre d'une maladie mentale, était seul chez lui. En colère, il a brisé la porte, puis s'est introduit dans une maison voisine où il s'est emparé d'un bébé. Un passant s'est immédiatement interposé et a recueilli le nourrisson. Une foule alertée de l'incident s'est alors réunie pour frapper le "ravisseur".

La police est parvenue à extirper l'homme de ce mauvais pas. Il a été hospitalisé.

Enfin, lundi 13 juillet 2026, la justice a ordonné une enquête pour identifier les participants à une vindicte populaire mortelle. Elle s'est produite dimanche après-midi à Maintirano. Le suspect du meurtre d'une gérante d'un Cash-Point, vendredi 10 juillet 2026, a été brûlé vif par une foule en colère.