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Bad Bunny, Drake, Beyoncé, Rihanna et Kendrick Lamar victimes d’un vaste trafic de faux vinyles

Une entreprise clandestine installée à Londres a fabriqué et vendu pendant plusieurs années des milliers de faux vinyles de grands artistes internationaux. Bad Bunny, Drake, Beyoncé, Rihanna et Kendrick Lamar figurent parmi les artistes dont les œuvres ont été contrefaites. Le responsable de cette opération, qui aurait généré près de 2,75 millions de livres sterling, vient d’être condamné à trois ans et demi de prison. Le vinyle connaît une nouvelle jeunesse. Et avec lui, un marché parallèle particulièrement lucratif pour les contrefacteurs. Au Royaume-Uni, l'affaire Rehan Ahmed vient de révéler l'ampleur que peut prendre ce phénomène. Cet homme de 40 ans, originaire de Southall, dans l'ouest de Londres, dirigeait une véritable unité clandestine de fabrication de disques dans le quartier d'Acton, sous le nom de Phoenix of Vinyl. L'installation fonctionnait à une échelle industrielle et produisait des copies non autorisées d'enregistrements appartenant à 108 arti...

Le rêve s'arrête à Berlin : les Bleues cèdent en finale face à des États-Unis increvables

Après avoir mené de 14 points en début de match, les basketteuses françaises ont fini par plier sous la loi de Team USA (97-79), sacrée pour la cinquième fois consécutive en Coupe du monde. Une médaille d'argent historique, mais un scénario cruellement familier.

Il y a des adversaires qu'on peut bousculer, et il y en a un qu'on ne renverse toujours pas. Sur le parquet de Berlin, les Bleues ont longtemps cru à l'impensable avant de se heurter, une fois de plus, au mur américain. Score final : 97-79 pour Team USA, sacrée championne du monde pour la cinquième fois de rang, et surtout invaincue depuis 72 rencontres en phases finales mondiales et olympiques — une série qui remonte à une défaite en demi-finale du Mondial 2006 contre la Russie.

Un rêve de quatorze points

Le scénario avait pourtant tout du miracle en construction. Portées par une défense hermétique et une adresse extérieure insolente (8 tirs à 3 points réussis sur 14 avant la pause), les Françaises ont creusé un écart de 14 unités (31-17, 13e minute), portées par une Gabby Williams étincelante, auteure de 16 de ses 20 points avant la mi-temps. Un temps fort à cheval sur les deux premiers quarts-temps, conclu par un 21-2 qui semblait annoncer une soirée d'exception.

Mais la riposte américaine, prévisible dans son principe, a été dévastatrice dans son ampleur. Chelsea Gray, Kahleah Copper et Jackie Young ont hissé le curseur de l'agressivité, pendant que Breanna Stewart, MVP du tournoi et déjà distinguée en 2018, prenait la mesure du match : 22 points à 7 tirs sur 10, et une domination au rebond totale (10 prises, dont 5 offensives) qui a fait basculer un rapport de force déjà écrasant au rebond collectif (38 à 25).

Le troisième quart-temps, le tournant fatal

Revenues à hauteur des Françaises à la pause (45-43) sur un tir à 3 points de Caitlin Clark, les Américaines ont ensuite étouffé la partie dans le troisième quart-temps (30-12), profitant de pertes de balle françaises en série. Deux fautes antisportives, sifflées contre Dominique Malonga puis Marine Johannès, ont achevé de faire plier des Bleues jusque-là accrochées (62-55, 29e minute), avant un effondrement à 71-54 qui a scellé l'issue de la rencontre.

Johannès, décisive tout au long du tournoi, a connu sa pire sortie de la compétition : 5 points, 1 tir sur 6 à 3 points et 5 ballons perdus. Malonga, elle, termine avec 21 points et 6 rebonds, sans pouvoir empêcher le naufrage collectif.

Une deuxième médaille mondiale, la première depuis 1953

Il serait injuste de réduire cette finale à son dernier quart-temps. Avec cet argent, l'équipe de France de basket féminin décroche sa deuxième médaille mondiale de l'histoire — la première depuis 1953. Un accomplissement à part entière pour le groupe de Jean-Aimé Toupane, qui rejoue là un scénario déjà vécu deux ans plus tôt en finale olympique à Paris (66-67), mais sans le tir à l'ultime seconde qui avait alors nourri les regrets.

Reste que face à une sélection américaine toujours invaincue sur la scène internationale, la marche continue de sembler infranchissable. La prochaine occasion de la défier se présentera aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 — à condition, d'abord, de s'y qualifier via un top 6 à l'Euro 2027.