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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

USA : on discrimine toujours à cause des dreadlocks

Un juge américain a rejeté la requête d'un étudiant noir du Texas qui avait demandé une ordonnance du tribunal pour le protéger d'une sanction dans son lycée en raison de sa coiffure : des dreadlocks.

Les autorités ont suspendu Darryl George, 19 ans, en août dernier, affirmant que ses dreadlocks violaient le code vestimentaire de son établissement.

M. George a demandé au juge de district Jeffrey Brown d'émettre une ordonnance de restriction temporaire afin qu'il puisse retourner dans son école de la région de Houston, suite à un procès fédéral qu'il a intenté au sujet de sa suspension.

Mais dans sa décision de vendredi, le juge Brown a rejeté la demande, affirmant qu'il avait attendu trop longtemps pour demander l'ordonnance.

Depuis le début de l'année précédente de M. George à la Barbers Hill High School, soit à partir d'août 2023, il a reçu plusieurs sanctions disciplinaires pour avoir refusé de se couper les cheveux.

L'établissement scolaire s'appuie sur son règlement intérieur qui stipule que les cheveux ne peuvent pas être « en dessous du haut du col d'un t-shirt, en dessous des sourcils ou en dessous des lobes d'oreilles lorsqu'ils sont lâchés ».

Mais M. George a refusé de couper ses dreadlocks tressées, la famille invoquant leur importance culturelle dans la communauté noire.

Il a été renvoyé de la classe puis de l'école, et contraint de suivre un programme hors campus.

« Il devait rester assis sur un tabouret pendant huit heures dans un box », a déclaré sa mère à l'agence de presse Associated Press l'année dernière.

« C'est très inconfortable. Chaque jour, quand il rentrait à la maison, il disait qu'il avait mal au dos parce qu'il devait s'asseoir sur un tabouret. »

Darryl George est retourné à la même école cette année.

Mais les avocats de Darryl George ont déclaré le mois dernier qu'il avait été contraint de se désinscrire et d'être transféré dans une autre école parce que les responsables de l'école l'avaient suspendu le premier et le deuxième jour de la nouvelle année scolaire, qui a commencé en août.

Un procès fédéral intenté par Darryl George et sa mère se poursuivra.

Darryl George a affirmé que sa sanction violait le Crown Act, une loi récente de l'État interdisant la discrimination fondée sur la race en matière de cheveux. La loi, entrée en vigueur en septembre 2023, interdit aux employeurs et aux écoles de pénaliser les personnes en raison de la texture de leurs cheveux ou de leurs coiffures protectrices, y compris les dreadlocks.

En février, un juge d’État a statué que sa punition ne violait pas le Crown Act...