À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Bob Marley, une légende toujours vivante : sa musique triomphe aux Grammy et inspire le monde

 

Quarante-quatre ans après sa disparition, Bob Marley continue d’insuffler sa force à travers la musique. La bande sonore du film "Bob Marley : One Love", sorti en février 2024, vient de remporter le Grammy du meilleur album de reggae, presque un an jour pour jour après sa sortie mondiale.

Cet album hommage réunit dix titres emblématiques de Marley, réinterprétés par des artistes de renom tels que Skip Marley, Wizkid, Leon Bridges, Shenseea, Kacey Musgraves et Jessie Reyez. Ensemble, ils ravivent l’héritage de celui qui s’est éteint en 1981, victime d’un cancer, mais dont les messages restent plus que jamais d’actualité.

Février, mois du reggae en Jamaïque

Depuis 17 ans, la Jamaïque consacre chaque mois de février au reggae, en hommage à la naissance de Bob Marley le 6 février. En 2025, le thème retenu est : "Bob Marley à 80 ans – sa musique, la légende et son héritage". Les festivités ont débuté au Musée de la musique jamaïcaine avec des concerts et des débats dédiés à son œuvre intemporelle.

Par visioconférence, Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, a prononcé un discours poignant intitulé "So Much Trouble in the World – What We Need Is Love", inspiré d’un titre de Marley. Admiratrice de longue date, elle garde d’ailleurs une photo de l’artiste sur son téléphone portable, un symbole personnel de sa connexion à son message.

Un message de paix face aux défis contemporains

Évoquant sa découverte de "Redemption Song" à l’adolescence, Mia Mottley a souligné l'impact durable des paroles de Marley sur sa propre vision du monde. Elle a dénoncé l’instabilité mondiale, les guerres, et la banalisation des pertes humaines "qu’on compte comme si on comptait des pois". Selon elle, la Caraïbe n’est pas épargnée par cette crise, marquée par une violence croissante et un exode des jeunes, fuyant des conditions sociales fragilisées par la désinformation.

« Bob Marley a prouvé qu’on peut être Caribéen, révolutionnaire et musicien, » a-t-elle déclaré. « La musique d’aujourd’hui glorifie trop souvent la violence, dénigre les femmes et promeut des modèles de vie destructeurs. Les puissants exploitent les réseaux sociaux, semant la division à travers des algorithmes qui cultivent le chaos. »

Un programme riche pour célébrer l’héritage de Marley

Les célébrations du mois du reggae se poursuivent à travers la Jamaïque, avec notamment un concert gratuit au Parc de l’Émancipation à Kingston en hommage à Bob Marley. L’événement mettra aussi en lumière Dennis Brown, figure incontournable du reggae.

Marcia Griffiths, ancienne choriste de Bob Marley et icône du reggae, a été désignée "icône de l’année 2025". Elle montera sur scène accompagnée d’un orchestre symphonique de reggae, un mariage audacieux entre tradition et modernité.

Enfin, le Professeur Neo Lekgotla Laga Ramoupi, de l’Université de Free State en Afrique du Sud, animera une conférence à l’Université des West Indies. Il y explorera l’impact des chansons de Marley sur la résistance anti-apartheid, notamment à Robben Island, où Nelson Mandela a été emprisonné.