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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Nauru vend sa nationalité pour survivre

L’île-État de Nauru, située en Micronésie dans l’océan Pacifique, a décidé de monnayer sa nationalité pour financer le déplacement de sa population menacée par la montée des eaux. En échange de 105 000 dollars (environ 100 000 euros), les étrangers peuvent désormais obtenir un passeport nauruan, offrant un accès sans visa à près de 90 pays, dont le Royaume-Uni, l’Irlande et les Émirats arabes unis. 


Cette initiative vise à financer le déménagement des habitants des zones côtières vers l’intérieur des terres. Nauru, autrefois prospère grâce à l’exploitation du phosphate, voit aujourd’hui 80 % de son territoire rendu inhabitable en raison de l’épuisement des mines et de la dégradation environnementale. Les zones restantes sont menacées par la montée du niveau de la mer, conséquence du changement climatique. 


Le président de Nauru, David Adeang, souligne que cette démarche vise à “garantir un avenir durable et prospère pour les générations à venir”. La première phase du projet de relocalisation est estimée à plus de 60 millions de dollars. Le gouvernement espère récolter 5,7 millions de dollars dès la première année grâce à ce programme, avec un objectif de 43 millions de dollars annuels par la suite, représentant 20 % des recettes totales du pays. 


Cependant, la vente de “passeports dorés” suscite des préoccupations. Des programmes similaires ont été critiqués pour leur potentiel à faciliter des activités criminelles, telles que le blanchiment d’argent ou l’évasion fiscale. En 2003, une initiative comparable à Nauru avait conduit à l’octroi de passeports à des membres d’Al-Qaïda, ultérieurement arrêtés en Asie. Edward Clark, responsable du programme actuel, assure que des contrôles rigoureux sont désormais en place pour éviter de tels abus. 


Cette stratégie reflète les défis auxquels sont confrontés les petits États insulaires face au changement climatique et à la recherche de solutions innovantes pour assurer leur survie et leur développement.