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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Outre-mer : les défaillances d’entreprises en légère hausse, des situations très contrastées

 

L’année 2024 a une nouvelle fois été marquée par une hausse globale des défaillances d’entreprises dans les territoires ultramarins, selon le dernier rapport publié par l’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (IEDOM). Mais derrière cette tendance générale, les situations varient fortement d’un territoire à l’autre.

Au total, 2.354 entreprises ont été déclarées défaillantes en 2024, soit une augmentation de près de 2 % par rapport à 2023. Une progression modérée, d’autant que le rythme de hausse a ralenti pour le quatrième trimestre consécutif – un léger motif de soulagement pour certains observateurs.

Une entreprise est considérée comme défaillante lorsqu’elle n’est plus en mesure de faire face à ses obligations financières, que ce soit vis-à-vis de ses créanciers ou de ses actionnaires.



Des écarts notables selon les territoires

La hausse globale masque cependant de profondes disparités régionales. La Guadeloupe enregistre une augmentation de 8,6 % des défaillances, tandis que La Réunion connaît une envolée spectaculaire de près de 30 %, signe d’un tissu économique local particulièrement fragilisé.

À l’inverse, la Martinique amorce une amélioration : pour la première fois en trois ans, le nombre de procédures y recule. Même tendance positive en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.

La situation du « Caillou » (surnom de la Nouvelle-Calédonie) reste toutefois particulière. Le recul des défaillances y atteint 35,3 %, un chiffre qui s’explique en grande partie par les aides d’urgence déployées en réponse à la crise ayant frappé le territoire en mai dernier.



Une fragilité persistante

Malgré les disparités, le rapport de l’IEDOM souligne la vulnérabilité persistante de nombreuses entreprises ultramarines, confrontées à des économies insulaires souvent dépendantes de quelques secteurs-clés, sensibles aux chocs externes et aux aléas politiques.