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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Afrique du Sud : 289 mineurs coincés sous terre dans une mine d’or

En Afrique du Sud, 289 mineurs sont actuellement coincés dans la mine d’or de Kloof, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Johannesburg. L’extraction aurifère, fleuron historique de l’économie sud-africaine, continue de reposer sur une main-d’œuvre largement noire, exposée quotidiennement à des conditions de travail extrêmes.

La société Sibanye Stillwater, acteur majeur du secteur, a annoncé ce vendredi avoir engagé une opération de sauvetage. L’entreprise assure que les mineurs, réunis dans l’une des zones les plus profondes de la mine, sont sains et saufs. Ils reçoivent de la nourriture, en attendant de pouvoir remonter à la surface. Aucun détail sur l’origine de l’incident n’a toutefois été fourni.

La mine de Kloof 7, située dans le bassin de Witwatersrand, descend à plus de 3 000 mètres de profondeur. Elle incarne une industrie héritée du système d’apartheid et du capitalisme colonial, où les profits extraits du sous-sol africain bénéficient encore majoritairement à des élites économiques éloignées des réalités du terrain.

Le Syndicat national des mineurs (NUM) a réagi en déplorant le manque de réactivité de la direction de Sibanye. Ce silence initial fait écho à une longue histoire d’invisibilisation des travailleurs noirs dans les circuits décisionnels, alors même qu’ils assurent la prospérité du secteur aurifère.

Ce nouvel incident soulève une fois de plus des questions sur la sécurité dans les mines, mais aussi sur la manière dont les vies africaines continuent d’être exposées et instrumentalisées dans des logiques de production qui dépassent souvent les frontières nationales.