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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Burundi : le gouvernement tente d’enrayer l’exode des médecins avec des primes incitatives

 

Face à la fuite croissante de ses médecins vers l’étranger depuis 2020, le Burundi tente de retenir ses professionnels de santé à travers de nouvelles mesures incitatives. Le phénomène, reconnu officiellement depuis 2023, concerne plusieurs centaines de généralistes et de spécialistes ayant quitté le pays pour s’installer dans les pays voisins ou en Europe.

Pour freiner cet exode, les ministères de la Santé publique et des Finances ont signé, il y a trois mois, une ordonnance instaurant deux nouvelles aides financières : une prime de stabilisation et des frais d’éloignement, destinés aux praticiens exerçant en dehors de la capitale économique, Bujumbura.

Selon plusieurs sources locales, les premiers versements ont débuté cette semaine. Un médecin généraliste, dont le salaire mensuel tournait jusqu’ici autour de 500 000 francs burundais (environ 170 dollars), perçoit désormais en plus une prime fixe d’un million de Fbu, à laquelle peuvent s’ajouter jusqu’à 500 000 Fbu de compensation pour l’éloignement géographique. Pour certains praticiens, cela représente jusqu’à quatre fois leur rémunération habituelle. Les spécialistes, quant à eux, pourraient voir leur salaire multiplié par cinq s’ils exercent loin de Bujumbura.

Autre geste fort du gouvernement : ces primes seront versées rétroactivement à partir de juillet 2024, ce qui suscite un certain soulagement dans la profession. « C’est une avancée qui pourrait réellement freiner l’expatriation des médecins burundais », confie un médecin syndicaliste. Il appelle toutefois à ce que cette mesure s’étende également aux médecins contractuels, plus nombreux, et à une action sur les prix : « La vie est devenue intenable dans le pays. »

En effet, le Burundi traverse une profonde crise économique. En mars dernier, l’inflation atteignait près de 41 %, avec une envolée spectaculaire des loyers (+225 %), selon la banque centrale. Un économiste burundais s’interroge sur la viabilité du dispositif : « Le gouvernement n’a que peu de marge budgétaire. S’il finance ces primes en imprimant de la monnaie, cela risque d’aggraver encore l’inflation. »