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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Côte d'Ivoire : toujours davantage d'or

La société minière australienne African Gold a annoncé la découverte d’un vaste système aurifère sur le site de Didievi, au centre de la Côte d’Ivoire, estimant désormais le potentiel de la zone à 1 million d’onces, soit environ 28 tonnes d’or. Une réévaluation majeure, alors qu’en juillet 2024, le gisement de Blaffo Guetto, déjà identifié dans le cadre du projet Didievi, avait été évalué à 452 000 onces à une teneur moyenne de 2,9 grammes par tonne.

Cette nouvelle estimation intervient dans un contexte particulièrement favorable : le cours de l’or a progressé de 35 % en 2024, porté par la demande internationale et l'incertitude économique mondiale. Pour affiner ses prévisions, African Gold lancera une nouvelle campagne de forage sur plusieurs sites alentour, notamment Poku, Kouassi et Pranoi, également situés dans la région de Yamoussoukro.


Un secteur aurifère en pleine expansion

Cette découverte s’inscrit dans une dynamique plus large : la Côte d’Ivoire connaît un boom aurifère sans précédent. En mai 2024, la société canadienne Montage Gold avait annoncé que son projet de Koné, dans le nord du pays, pourrait produire 155 tonnes d’or sur vingt ans à partir de 2027. Un autre acteur canadien, Endeavour Mining, prévoit de démarrer en 2028 l’exploitation d’un gisement dans l’est, à Tanda, avec une production estimée à 11 tonnes par an.


Le pays recense actuellement 227 mines semi-industrielles et 149 sites artisanaux, selon les données officielles. Une croissance rapide qui se reflète dans les chiffres de production : 41,8 tonnes en 2021, 55 tonnes en 2023, 58 tonnes prévues pour 2024 et une estimation de 62 tonnes en 2025. L’objectif affiché des autorités est ambitieux : atteindre 100 tonnes d’or par an d’ici 2030, ce qui permettrait à la Côte d’Ivoire de rivaliser avec le Ghana et de dépasser le Mali, deux poids lourds historiques de la production aurifère en Afrique de l’Ouest.


Vers une réforme du cadre légal

Face à cette expansion rapide, l’État ivoirien prévoit de réviser le Code minier, en vigueur depuis 2014. L’objectif : adapter la législation aux nouvelles réalités du secteur, optimiser les retombées économiques et mieux encadrer l’exploitation croissante des ressources. Ce futur cadre juridique devra aussi répondre aux enjeux sociaux et environnementaux posés par la ruée vers l’or.