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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

"État de la Nouvelle-Calédonie" : un nouveau statut encore flou

 

Un nouveau projet d’accord a été signé le 12 juillet 2025 à Bougival, en région parisienne, pour redéfinir le futur de la Nouvelle-Calédonie. Ce texte de 13 pages doit être soumis à référendum. L’un des points les plus discutés est la création d’un "État de la Nouvelle-Calédonie", un terme qui soulève beaucoup de questions.

Un "État", mais pas forcément souverain

Ce nouveau "statut" de la Nouvelle-Calédonie ne signifie pas pour autant l’indépendance. Selon des juristes, ce n’est ni un État totalement souverain, ni un État associé à la France, comme cela existe ailleurs (ex. : les îles Cook avec la Nouvelle-Zélande). Il ne ressemble pas non plus à un État fédéré comme en Allemagne ou en Australie, car il ne possède pas toutes les compétences importantes, comme la justice ou la défense.

En clair, la Nouvelle-Calédonie resterait dans la République française, mais avec un statut très particulier.

Un modèle "unique en son genre"

Les juristes parlent d’une entité "sui generis", ce qui signifie "de son propre genre". Cela rappelle le statut déjà spécial que la Nouvelle-Calédonie avait avec l’Accord de Nouméa en 1998. Il ne s’agit donc pas d’un modèle connu ou classique, mais d’un statut sur-mesure.

Des compétences élargies, mais jusqu'où ?

Le projet permettrait à la Nouvelle-Calédonie de demander plus de pouvoirs, y compris sur des domaines comme la sécurité ou la monnaie. Mais cela dépendrait d’une décision votée par son Congrès. Pour certains spécialistes, il manque encore des détails essentiels pour dire si cela fait vraiment d’elle un État souverain.

Reconnaissance internationale : possible, mais vague

Le texte parle d’une possible reconnaissance de l’État calédonien par la communauté internationale. Mais il ne précise pas si la Nouvelle-Calédonie aurait, par exemple, un siège à l’ONU. Cela reste flou et a été modifié par rapport à des propositions antérieures plus claires sur ce point.

Un mot, deux lectures

Pourquoi alors utiliser le mot "État" ? Certains juristes estiment que ce terme a été choisi pour satisfaire à la fois les indépendantistes et les loyalistes, chacun pouvant l’interpréter à sa façon. Mais d'autres mettent en garde : si l'État calédonien est un vrai État, alors ce n’est plus la France. Si ce n’est qu’un mot sans effet, il faudra le reconnaître aussi.

Un compromis encore à construire

En réalité, le texte est volontairement vague, car il est le fruit d’un compromis politique difficile. Il reste encore beaucoup à définir dans les lois à venir, notamment dans une future "loi fondamentale" pour la Nouvelle-Calédonie. C’est ce qui déterminera si cette entité aura une vraie autonomie ou si elle restera une "super collectivité" dans le giron français.

Pour l’instant, la Nouvelle-Calédonie est à la croisée des chemins, avec un projet qui se veut pacifique, mais dont les contours juridiques devront encore être précisés.