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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Chaka Demus & Pliers : trente ans plus tard, le disque de platine arrive de Nouvelle-Zélande

Trente ans après son enregistrement à Kingston, She Don't Let Nobody continue d’écrire son histoire. Le classique signé Chaka Demus & Pliers vient d’être certifié platine en Nouvelle-Zélande, confirmant la longévité internationale d’un titre devenu l’un des emblèmes du reggae des années 90.

Une nuit de 1993, au studio Aquarius de Half Way Tree, Pliers entre en cabine sans savoir qu'il est en train d'enregistrer l'un des plus grands tubes du reggae britannique des années 90. She Don't Let Nobody, co-signé avec Chaka Demus, vient de décrocher une certification platine en Nouvelle-Zélande — la dernière d'une longue série, après l'argent britannique.

« J'ai essayé d'interpréter la chanson du mieux que je pouvais. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle prenne une telle ampleur », confie Pliers à Observer Online.

Le morceau est une reprise. À l'origine, c'est Curtis Mayfield qui signe la chanson en 1981 — soul américaine, 15e au classement R&B de Billboard, premier single de l'album Love Is the Place. Pliers grandit avec ce titre dans les oreilles. Lorsque le duo signe chez Island Records, il pousse le producteur Sly Dunbar à en faire une version reggae pour leur album. Sly et Robbie, Lloyd « Gitsy » Willis et Trish Farrell d'Island Records produiront ensemble l'arrangement final, sous le label Mango Records, filiale d'Island.

La greffe prend. Entre 1993 et 1997, Chaka Demus & Pliers placent sept singles dans les charts britanniques. She Don't Let Nobody monte jusqu'à la 4e place au Royaume-Uni, 9e en Irlande, 17e aux Pays-Bas, 19e en France, 20e en Nouvelle-Zélande.

« Cela a eu un impact très positif sur nos vies. Nous avons fait le tour du monde. C'étaient de bons moments », dit Pliers.

Trente ans après cette nuit à Half Way Tree, la chanson tourne encore. Et le monde, apparemment, n'a pas fini de la certifier.