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En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Une locks de Bob Marley aux enchères : 25 000 £ pour un morceau d'éternité

 

Elle l'a gardée dans un album d'autographes, enveloppée dans du film alimentaire, pendant près de cinquante ans. Le 9 avril, Andrea Reed s'en sépare.

L'information est réelle, vérifiable, et franchement improbable comme seule la vie sait en produire : une locks authentique de Bob Marley est actuellement mise aux enchères par la maison britannique JC Auctions, basée à Bristol. Estimation : entre 20 000 et 25 000 livres sterling (entre 23 000 et 29 000€). La vente se clôture le 9 avril 2026.

La mèche de 4 centimètres est décrite comme "impossiblement rare" — la première fois qu'un véritable cheveu de Marley passe sous le marteau depuis plus de vingt ans. Plus précisément, depuis 2003. 

Une soirée de juin 1978

Tout commence au BBC Television Centre de Londres, lors d'un enregistrement de Top of the Pops. Le 22 juin 1978, Bob Marley et les Wailers y interprètent leur nouveau single Satisfy My Soul.  En coulisses et sur scène, l'ambiance est celle d'une époque révolue : les spectateurs étaient alors autorisés à monter sur scène avec les artistes.  Ce détail, aussi incroyable qu'il paraisse aujourd'hui, change tout.

Andrea Reed, alors âgée de 16 ans, s'approche de Marley après sa performance, lui demande s'il peut lui donner un morceau de sa chevelure, et il accepte, amusé, la laissant glisser la mèche dans son sac à main. 

Des décennies plus tard, Andrea se souvient du moment avec une précision saisissante : elle décrit la sensation au creux de sa main comme celle d'un paquet de chips — "like a bag of crisps" — tant la texture était sèche et craquante. Marley, lui, n'a pas dit grand-chose. Il a souri, hoché la tête, et signé un autographe dans la foulée.

Le lot : une mèche, une signature, une soirée

Le lot mis en vente comprend la locks, accompagnée d'une dédicace rédigée au stylo bille : "To Andrea, Love Bob Marley." S'y ajoute un prospectus promotionnel de l'émission datant du même enregistrement — avec une erreur de date inscrite à l'époque par Andrea elle-même, erreur de jeunesse qu'elle a reconnue depuis.

Ce soir-là, le plateau de Top of the Pops accueillait également Black Sabbath, Showaddywaddy, Heatwave, Thin Lizzy et Legs & Co. Une soirée dense, ancrée dans l'histoire de la musique populaire britannique.

L'autographe seul est estimé à environ 4 000 livres sterling. Réuni avec la mèche et le prospectus, le lot devrait atteindre bien davantage.

"Il est mort si jeune"

Paul Fraser, de JC Auctions, explique que la demande pour les objets liés à Bob Marley est particulièrement soutenue : "Il est mort si jeune. Il n'y a tout simplement pas grand-chose qui circule." La rareté, combinée à la force symbolique de l'objet, explique l'engouement.

Car une locks de Marley, ce n'est pas un simple cheveu. Ses dreadlocks, profondément liées à l'identité rastafari, portent une signification culturelle et spirituelle qui va bien au-delà de l'esthétique. Marley a porté ce style au monde entier, lui donnant une visibilité et une dignité que bien peu d'artistes auraient pu lui offrir.

Andrea Reed, aujourd'hui âgée de 62 ans, confie qu'elle n'avait pas réellement mesuré la portée historique de ce qu'elle possédait — jusqu'à récemment. "C'était juste un truc innocent d'ado. J'avais 16 ans. C'était excitant. On était tous fous de musique en ce temps-là." 

Cinquante ans plus tard, ce geste anodin d'une adolescente londonienne pourrait rapporter 25 000 livres. Et rappeler, une fois de plus, que l'histoire de Bob Marley continue de vivre — jusque dans les détails les plus inattendus.


La vente en ligne est organisée par JC Auctions (Bristol) et se termine le 9 avril 2026.