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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Cancer : la fin annoncée des traitements lourds ?

Une patiente new-yorkaise voit sa tumeur disparaître en quatre mois, sans chirurgie ni chimiothérapie. Ce n'est pas un miracle. C'est l'immunothérapie — une approche centenaire qui arrive enfin à maturité.

Le corps sait. Encore faut-il l'aider.

Le système immunitaire est conçu pour détecter et éliminer ce qui ne ressemble pas à l'organisme. Les cellules cancéreuses, en théorie, devraient en faire partie. Mais elles sont douées pour le camouflage : elles se fondent parmi les cellules saines, invisibles, et prolifèrent tranquillement. L'immunothérapie part de ce constat simple. Son objectif : démasquer les cellules cancéreuses pour que le système immunitaire puisse enfin les voir — et les détruire.

Deux outils, deux logiques

Les formes les plus avancées aujourd'hui sont les thérapies CAR-T et les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire.

Les thérapies CAR-T consistent à prélever des cellules immunitaires du patient, à les modifier en laboratoire pour les rendre capables d'identifier le cancer, puis à les réinjecter. Efficaces sur les cancers du sang, elles buttent encore sur les tumeurs solides — qui représentent pourtant plus de 90 % des diagnostics.

Les inhibiteurs de points de contrôle, eux, agissent différemment. Le système immunitaire possède des mécanismes d'arrêt — des freins intégrés pour éviter qu'il n'attaque les cellules saines. Certains cancers savent appuyer sur ces freins pour se rendre invisibles. Ces médicaments les en empêchent. Les chercheurs à l'origine de cette découverte ont reçu le prix Nobel en 2018.

Les limites à ne pas taire

L'enthousiasme est réel. Mais il faut être honnête : entre 20 et 40 % des patients seulement répondent à l'immunothérapie. La majorité s'expose donc à des effets secondaires — éruptions cutanées, fatigue, inflammations — pour un bénéfice incertain. La question centrale de la recherche actuelle est précisément celle-là : comment faire bénéficier davantage de patients ?

Vers un traitement sur mesure

Des essais cliniques menés au Memorial Sloan Kettering Cancer Center de New York ouvrent une piste sérieuse. Certaines tumeurs présentent un profil génétique particulier qui les rend très réceptives aux inhibiteurs de points de contrôle. Sur 103 patients présentant ce profil — cancers de l'œsophage, de la vessie, de l'estomac, entre autres — 84 ont vu leurs tumeurs disparaître totalement. Sans chirurgie. Maureen Sideris, 71 ans, en fait partie. Quatre mois de perfusions. Zéro opération. « C'est comme de la science-fiction », dit-elle.

Le revers : seulement 5 % des tumeurs présentent ce profil génétique favorable. Pour les 95 % restantes, le chantier est intact.

Le vaccin contre le cancer : plus si loin

L'autre front, c'est le vaccin thérapeutique. Pas un vaccin préventif comme ceux qu'on connaît, mais un vaccin conçu pour traiter un cancer déjà déclaré. Le principe : entraîner le système immunitaire à reconnaître les protéines spécifiques à la surface des cellules cancéreuses du patient — et à les attaquer.

Des chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute ont testé cette approche sur neuf patients atteints d'un cancer du rein. Résultat publié en 2025 : les neuf sont restés en rémission plusieurs années après traitement. Des résultats similaires ont été observés sur le mélanome.

Ce qu'il reste à faire

Beaucoup de ces approches sont encore en phase d'essai. Certaines ne passeront pas le cap clinique. Et pour une partie des patients, aucune forme d'immunothérapie ne sera efficace — les cancers ont développé des résistances que le système immunitaire ne peut pas toujours surmonter.

Mais la direction est claire. Un médecin l'a dit à Sideris : d'ici dix ans, la chimiothérapie et la radiothérapie pourraient paraître aussi archaïques que les saignées. C'est peut-être optimiste. Ce n'est plus absurde.

Source : BBC